La maison Poiret renaît à la Fashion Week de Paris

Fondée par Paul Poiret en 1904, la Maison a fait sa renaissance à la Fashion Week de Paris, 90 ans après sa fermeture en 1929. 

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C’était l’un des événements les plus attendus de la Fashion Week, et le challenge a été relevé avec brio. Un défi qui n’était pas des moindres puisque la maison Poiret n’avait plus fait d’apparition sur le catwalk depuis près de 90 ans. C’est à la créatrice sino-française Yiqing Yin qu’est revenue cette lourde tâche, en charge de la direction artistique de la marque.

Rachetée en 2015 par le groupe coréen Shinsegae International, la maison Poiret a fait sa renaissance dimanche au Musée des Arts Décoratifs avec une collection automne-hiver 2018-2019 très applaudie. La designer de 32 ans a su reprendre « l’esprit Poiret » en respectant les codes de la maison : des créations malléables, de riches etoffes, des couleurs vives, sans oublier l’exotisme et l’orientalisme si chers à Paul Poiret, dessinateur de la Belle Epoque. Connu pour avoir libéré les femmes du corset, il a régné sur la mode pendant cent ans avant de disparaitre, ruiné.

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« La femme Poiret est une femme forte »

« Cela fait un an que nous travaillons sur ce projet à travers beaucoup de recherche et de travail sur les archives pour ensuite s’en écarter en se focalisant surtout sur la personnalité de Paul Poiret, qui a libéré le corps féminin du corset » a-t-elle expliqué en backstage à l’AFP. S’en suivent lors du défilé des tenues à la fois extravagantes et nonchalantes, mais toujours très classes. Les parkas et doudounes aux tissus jacquard se portent de façon oversize, les pulls à col roulé se glissent sous les robes kimono en soie, et la brillance est omniprésente sur les combinaisons-pantalons fluides.

« J’ai réalisé des vêtements qui invitent à jouer et à exprimer sa propre personnalité. Beaucoup de modèles peuvent se porter de manières différentes, le dos devant et vice versa, ceinturés ou lâchés, avec des volumes qui basculent. Le vêtement suit l’humeur de la femme et ses intentions secrètes au fil de la journée » continue d’expliquer Yiqing Yin. La PDG, Anne Chapelle, qui dirige également les marques Ann Demeulemeester et Haider Ackermann, surenchérit : « C’est la femme qui porte le vêtement et non le contraire. C’est elle qui décide ce qu’elle est ! Avec Poiret se profile une femme très libre et très forte. » Cependant, la dirigeante n’envisage pas d’ouverture de boutique avant « l’année prochaine ou l’année d’après ».

Clémence Renard

 

Crédit image à la une : © AFP / BERTRAND GUAY

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