Restos du Cœur : dans la tête d’un bénévole

Lorsque la température baisse dans l’hexagone, on pense Coluche, on pense entraide et solidarité, on pense utilité publique, et on pense aux Restos du Cœur. L’association a révélé un défi exceptionnel. Depuis le milieu des années 80, le nombre de bénévoles a explosé. Toutes les classes sociales et tous les âges sont réunis. 

Des vêtements, une boisson chaude, de la nourriture et un sourire.. C’est la maraude des Restos. Crédit photo: Frédéric Charmeux

Franck Delcroix, 25 ans, maraudeur en herbe

Dans un café en bas de la rue des Martyrs, pas loin de Notre Dame de Lorette, nous rencontrons Franck. Il s’est récemment engagé pour les Restos du Cœur. Avant ça, il travaillait pour d’autres associations, malgré son jeune âge.

Deux lundis par mois, il fait « Les maraudes », dans le nord ou le sud de la région parisienne. Contrairement à ce que nous pensions, Franck nous explique que les sans abris sont aussi à coté du Louvre,  dans les quartiers les plus chics. Tout au long de l’année, une trentaine d’équipes mobiles traversent à pied ou en voiture, les rues des centres urbains. Franck fait partie de l’équipe qui prend des voitures. Il a comme mission d’aller à la rencontre de ceux qui n’ont pas la force ou l’envie de venir chercher de l’aide.  Le maraudeur dit que les équipes repèrent les personnes les plus isolés et leur proposent une écoute, un soutien et un accompagnement:

«On essaye d’établir des relations avec eux car on a remarqué qu’ils sont contents qu’on aille leur parler». 

Il nous explique très simplement que, du bénévolat, nous pouvons en faire partout, à n’importe quel moment, que ce n’est qu’une question de volonté. Franck encourage  même ses amis à s’engager dans les associations: 

« Je leur demande de me donner leurs vêtements pour les offrir aux SDF »

La conscience et l’envie sont les deux éléments qui ont fait de Franck, un homme généreux. Contrairement à ce que l’on pourrait penser, Franck n’a vécu aucune situation qui l’a poussé à être bénévole. Seule sa conscience l’a guidé. Étudiant en management, son projet était de se consacrer à l’action associatif:

« Je travaillais pour une association où j’accompagnais des personnes âgés pour leur tenir compagnie ».

Il poursuit sa discussion en nous expliquant la différence entre les Restos du Cœur et la Croix rouge:

« Les deux associations coexistent, la Croix rouge c’est surtout un soutien psychologique ».

Les bénévoles ne s’engagent pas à moitié, ce sont eux même qui financent les déplacements et le ravitaillement car il n’y a pas toujours les fonds nécessaire.

Toutes les catégories s’y mettent pour les Restos du Cœur, des jeunes, des moins jeunes, des étudiants, des salariés ou même les chômeurs. Inscription sur leur site, assistance à la réunion de présentation, choix d’être avec l’équipe des maraudes ou de l’équipe qui s’occupe de la distribution de la soupe et ça y est : on devient un bénévole des Restos. Ces derniers animent des activités et des lieux d’accueil, gèrent et organisent les prestations pour offrir aux plus démunis de quoi se nourrir, se laver ou encore de quoi résister au froid de l’hiver ou à la chaleur de l’été. Ces activités sont indispensable. Premier maillon des dispositifs d’insertion. Elles ont, en ce sens, un rôle d’accroche unique et essentiel pour des personnes trop souvent en rupture avec les dispositifs existants.

Naziha Bensekhri

Crédit photo de couverture: Cécile Janicot

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