L’hypermarché, un modèle en plein renouveau

L’avenir des hypermarchés reste en suspens. Gouffre financer pour les distributeurs, ce modèle économique n’a plus beaucoup de succès auprès des consommateurs. Mais le développement du e-commerce pourrait apporter un vent de fraicheur dans les grandes enseignes. 

Le patron, Alex Bompard,lors de l’annonce du plan de transformation pour remettre l’enseigne Carrefour dans le droit chemin. © Sipa Press

Les hypermarchés ne font plus recette. Bien plus qu’un affirmation, c’est tout un modèle économique qu’il faut repenser. Pour preuve, le premier employé privé de France, Carrefour, s’apprête à licencier 2400 employés sur les 100 000 qu’il compte. La filiale Dia, rachetée il y a trois ans, sera revendue tout comme les hypermarchés les moins rentables. Si l’enseigne Carrefour restera sur la façade du magasin, les locaux seront désormais gérés par un intermédiaire, à ses risques et périls.

Avec ce plan de transformation, Alexandre Bompard, PDG de Carrefour depuis sept mois, cherche à réduire les pertes financières et reconquérir le marché. Car le géant de la distribution souffre. Le distributeur est passé au cours de la décennie du deuxième au neuvième rang mondial, se faisant même dépassé sur le marché français par son principal concurrent, Leclerc .

Et il n’est pas le seul. Auchan, Casino, Intermarché… nombreuses sont les enseignes à voir leur chiffre d’affaires baisser en 2017. Pour la plupart des hypermarchés, l’année dernière aura été clairement décevante.

Des acteurs portés sur l’e-commerce

Pour  Michel Biero, gérant des achats chez Lidl France, cette perte de chiffre d’affaires prouve que  les clients ont changé leurs habitudes :

« Leur manière de faire les courses a évolué. Ils n’ont plus envie de déambuler des heures dans les allées à chercher des produits et de sortir avec un caddie rempli. » Michel Biero, gérant des achats Lidl France, lors de son interview chez RTL mardi 23 janvier.

Dans un monde qui va toujours plus vite, les consommateurs cherchent à gagner du temps. Le e-commerce est le grand gagnant de cette nouvelle façon de consommer. Pour résister, les distributeurs doivent s’adapter. L’enseigne Carrefour a annoncé dans son plan de transformation, vouloir augmenter par six les investissements dans la préparation de commandes internet. 2,8 milliards d’euros seront ainsi consacrés d’ici 2022 à l’amélioration des commandes en lignes, pour satisfaire la demande.

Chez la concurrence, on préfère s’allier aux géants Amazon et Alibaba pour renouveler la clientèle. Leclerc et système U ont officialisé avoir été approchés par le géant Américain, pour developper un partenariat. En Chine, Auchan préfère le concurrent chinois d’Amazon, Alibaba. 

En devenant les boutiques physiques des géants du  e-commerce, les hypermarchés veulent croire en un retour viable des clients en magasin. Un choix ouvertement assumé qui pourrait permettre à un modèle apparu durant les trente glorieuses, de subsister un peu plus longtemps.

Yanis Darras

Crédit photo couverture : ©CarrefourAnnecy

 

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