Eredivisie : Ajax, les raisons de croire (encore) au titre

Revenu à 5 points du PSV, leader d’Eredivisie, l’Ajax aborde la 2ème partie de saison plein d’ambition. Au point de rêver d’un 34ème titre de champion des Pays-Bas ? 

Désormais à 5 points du PSV, l’Ajax peut se remettre à croire au titre. | Crédits: Ajax.nl

Privé du championnat depuis 2014, l’Ajax Amsterdam s’apprête à jouer le rôle du chasseur pour cette deuxième moitié de saison. Avec une équipe de mieux en mieux rodée, les hôtes de l’Amsterdam ArenA (récemment renommée Johan Cruyff Arena) semblent les seuls capables de renverser le PSV. Seul en tête depuis le 24 septembre dernier – et une écrasante victoire 7-1 à Utrecht -, Eindhoven se veut la locomotive d’Eredivisie cette saison.

L’Ajax avait ainsi accumulé un incroyable retard de 10 points. Capables des meilleurs matchs (victoire 3-0 face au PSV), l’Ajax avait surtout laissé des plumes contre des adversaires plus faibles, en début de championnat notamment.

Un rythme de champion

Avec une moyenne de 2,07 points pris par match au soir de la 14ème journée, les Godenzonen (fils des dieux, en référence à Ajax, héros de la mythologie grecque) ont tenté -tant bien que mal – de suivre le rythme fou imposé par le PSV. Avec 39 points pris sur 42 possibles sur la même période, l’équipe entraînée par Phillip Cocu affichait la moyenne folle de 2,79 (contre 2,56 maintenant) par match. Tout simplement exceptionnel. De quoi reléguer l’Ajax à 10 points de la 1ère place.

Depuis, la donne s’est quelque peu inversée. Car avec sa défaite à Amsterdam et son nul à Groningue (3-3), le PSV a perdu la moitié des points d’avance qu’il comptait. Là où le championnat semblait scellé début décembre, il apparaît à nouveau accessible aux triples vainqueurs de C1. A l’approche de la 19ème journée, les joueurs de la capitale ne compte plus que 5 points de retard sur l’un de leurs adversaires historiques. De retour dans la course au titre, l’Ajax tourne désormais à une moyenne de 2,28 points pris par match de championnat. A titre de comparaison, le Bayern en compte 2,41 , Naples 2,55 ,Paris 2,63 et Barcelone 2,67. Seul Manchester City s’envole en Premier League avec une moyenne de 2,82 points par match.  Des statistiques loin d’être ridicules pour l’Ajax.

Tout pour le championnat

Rapidement éliminés de toute coupe d’Europe (par Nice et C1 et Rosenborg en C3), l’Ajax était également sorti de KNVB beker – la coupe des Pays-Bas – par Twente le 20 décembre dernier. Si bien que les hommes d’Erik Ten Hag (nommé entraîneur après le licenciement sous fond de guéguerres internes de Marcel Keizer) n’ont plus que le championnat à jouer cette saison.

A l’inverse, le PSV est encore en lice en coupe, où il affrontera Feyenoord, champion sortant. Et la dynamique actuelle de l’Ajax donne bien des raisons d’y croire aux Ajacides. Le calendrier pourrait d’ailleurs se révéler piégeur pour Eindhoven, qui iront à Alkmaar avant de recevoir leur dauphin en avril. Deux matchs sans doute décisifs, à trois rencontres de la fin de la saison… A moins que leurs adversaires n’abdiquent plus tôt que prévu.

Des pépites, la spécialité de la maison

Mais les hommes au maillot blanc et à la célèbre bande rouge sont coriaces. L’an dernier, l’Ajax était passé tout près d’un incroyable retournement de situation. Après avoir couru après Feyenoord une bonne partie de l’année, les hommes de Peter Bosz avaient alors échoué à un petit point de l’équipe emmenée par le légendaire Dirk Kuyt. Si les Amstellodamois ne souhaitent pas revivre pareille situation, ils connaissent l’ampleur de la tache qui les attend: réaliser un parcours (quasi) parfait.

Et les grandes échéances arriveront très vite. Dès le 21 janvier, les coéquipiers de Matthijs de Ligt recevront ceux qui les avaient privé du titre en mai 2017. Fort d’un effectif toujours aussi bien garni, l’Ajax possède cette saison encore des atouts à faire valoir. L’éclosion du jeune Frenkie de Jong, la régularité du brésilien David Neres ou celle du prometteur Andre Onana. Ajoutez à cela l’expérience de Lasse Schöne, la malice de Justin Kluivert ou la créativité d’Hakim Ziyech, voilà autant de raisons de croire à l’impossible.

Quentin Gesp

Crédits photo de couverture : Ajax.nl

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