Le revival de la Japan House

Il y a 25 ans une poignée de producteurs japonais ouvrait la voie à une nouvelle scène électronique locale, déridant une société japonaise manifestement très à l’aise avec les nouveaux codes de la fête. Soichi Terada était l’un des pionniers de ce mouvement nippon. Prônant respect pluralisme et unité, il est l’un de ceux qui donnera au Japon une place de choix sur la scène électronique mondiale.

Soichi au clavier maitre – Thump.vice.com

Soichi Terada, chef de file de l’électro japonaise

C’est sur son propre label, que Soichi Terada pose les bases fondamentales de la house nippone. Vocals anglophones, esthétique visuelle flashy, teintes 8-bit, réinterprétation des codes culturels nationaux agrémentés de grooves simple et de mélodies efficaces, tout se met en place pour l’édification d’un sous-genre musical qui attirera et inspirera un bon nombre de diggers occidentaux. Aujourd’hui encore, la japan house fait des merveilles et bon nombre de DJ se pressent vers les bacs des disquaires tokyoïtes, qui regorgent de surprises et  de pépites oubliées dans la masse créative d’un des pays les plus productifs au monde.

Finalement il est assez étonnant de constater que cette musique, redécouverte après un quart de siècle de confidentialité, connaît un succès plus qu’énorme au sein de la communauté house occidentale et japonaise. Des morceaux de choix, tels que « Do It Again » ou « Purple haze », agitent encore les dancefloors du monde entier, au rythme des live que Soichi Terada enchaine un peu partout sur la planète (il est passé à Paris cet été), des morceaux qui se sont imposés comme fondateur de la japan house.

Far East Recording Side A – Youtube

Aujourd’hui les disques du producteur s’arrachent à prix d’or sur la plateforme de vente de vinyl Discogs, compter 100 $ minimum pour un original de l’artiste nippon et cela peut facilement monter jusqu’à 500 $.

Une relève toujours plus créative

Mais la scène électronique japonaise ne se limite pas à Soichi Terada. D’autres producteurs japonais ont finalement succédé à cette vague venue tout droit des nineties, profitant du soudain regain d’intérêt pour la culture house et underground. Des artistes tels que Fumiya Tanaka ou Takashi Himeoka qui ont modernisés le genre et qui ont consolidés la place de la musique électronique nippone sur la scène mondiale. Aujourd’hui les Tracks nippons sont joués par les plus grands Djs (notamment Ricardo Villalobos) et jouissent d’une grande visibilité sur internet. Un atout supplémentaire pour un pays dont la culture rayonne à travers le monde et dont l’influence sur la jeunesse occidentale n’est plus à démontrer.

Camille Martin

Crédits photo de couverture : Resident Advisor

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