Cinq films de Noël à (re)découvrir

Les fêtes de fin d’année approchent à grands pas et vous ne savez plus où donner de la tête entre les cadeaux et tous les préparatifs de Noël.  A défaut de vous pousser à braver une énième fois le froid hivernal, cette liste vous invite à vous emmitoufler dans une bonne couverture, tasse de chocolat chaud à la main et décompresser devant un bon film. Classique ou méconnu, révolté ou familial, on vous fait passer Noël en cinéma, et en cinq films.

Maman j’ai raté l’avion (1990)

« Maman j’ai raté l’avion » propulse Macaulay Culkin sous les projecteurs

Dans cet incontournable de Noël, on suit les péripéties du petit Kevin abandonné malgré lui par sa famille au moment des fêtes. L’enfant, confronté à des cambrioleurs un peu gauches, redoublera d’ingéniosité pour les tenir à l’écart de la maison familiale.

Les cambrioleurs maintiennent un niveau négatif en cambriolage durant l’intégralité du film

Un moment de cinéma réjouissant où la nostalgie omniprésente dépoussière nos souvenirs d’enfance.  En plus d’évoquer avec intelligence l’attente que suscite Noël chez tous les enfants, Maman j’ai raté l’avion offre une belle parabole sur la solitude et la place de la famille en cette période de Noël. Le film s’enrichit aussi d’un casting transcendant qui lance la carrière du très attachant Macaulay Culkin et qui réussit la prouesse de faire figurer l’acteur Joe Pesci, icône des films de mafieux, dans un rôle purement comique. Une comédie familiale à revoir absolument.

La vie est belle (1946)

James Stewart inonde le film de sa classe

Cultissime outre-atlantique où il est quotidiennement diffusé à l’approche des fêtes, La vie est belle de Frank Capra nous raconte l’histoire de George Bailey, citoyen et père de famille modèle, égratigné par la dureté du monde qui l’entoure et épuisé par le poids des responsabilités qui sont les siennes. C’est un ange, venu pour l’aider, qui l’empêchera de se jeter dans les eaux gelées de Bedford Falls.

« Remember, no man is a failure who has friends »

Le film est un succès à tous les niveaux : Pourtant loin de nous surprendre, La vie est belle dépeint avec élégance une banlieue américaine idéalisée dans les années 40 et fait l’éloge naïf d’une société ouverte sur les autres. Emouvant, sincère, ce chef d’oeuvre fait la part belle au don de soi le plus pur et délivre un message d’une bienveillance inouïe en cette période magique de Noël. La plus belle des neiges de coton d’Hollywood.

Gremlins (1984)

Pilier de la comédie horrifique, Gremlins fut un immense succès en salle qui rapporta plus de 150 millions de dollars pour un budget de seulement 11 millions. Le film met en scène Billy qui fait l’acquisition pour Noël d’une petite créature facétieuse : Gizmo, un « mogwai » qu’il ne faut ni mouiller, ni exposer à la lumière et s’abstenir de nourrir passé minuit. Malheureusement (et pour le bien du film) ces règles sont enfreintes et c’est toute la petite ville de Kingston Falls qui se retrouve envahie par des gremlins radicalement mal intentionnés qui tuent, volent et saccagent tout sur leur passage.

Gizmo :3

Gremlins est une réussite artistique et esthétique complète. Au coeur d’une galerie de personnages hauts en couleurs, l’oeuvre de Joe Dante développe un ton très juste et très perspicace qui joue sur les codes de l’Amérique consumériste des années 1980′. Les petites bestioles reproduisent fidèlement les habitudes de la classe moyenne. Dans des bars ou au centre commercial, elles multiplient les excès en tout genre et justifient par ailleurs l’accent subversif du film.

« Gremlins » ou la passion du cinéma

Gremlins est l’oeuvre d’un cinéphile, Joe Dante, qui a parsemé sa pellicule de références subtiles au cinema de sa jeunesse. Entre les renvois ingénieux vers le cinéma de science-fiction qu’il affectionne (E.T, La quatrième dimension) et les références plus explicites aux classiques (L’invasion des profanateurs de sépultures, Mad Max 2, Orangé mécanique), le film offre a tous les amateurs de cinema une seconde grille de lecture à même de contextualiser le processus créatif du film.

« CHROMA » – Chroniques de cinéma par Karim Debbache, « Gremlins »

Douce nuit, sanglante nuit (1984)

L’idée d’associer film d’horreur avec la thématique de Noël peut surprendre, et pourtant, Douce nuit, sanglante nuit est un digne représentant du genre slasher, très populaire dans les années 1980′. Le spectateur découvre la personnalité torturée du jeune Billy, traumatisé lorsqu’il était enfant par le meurtre de ses parents, commis par un individu déguisé en Père Noël. Le film nous propose de le suivre dans les différents meurtres qu’il va perpétrer la veille de Noël, tout de rouge et blanc vêtu, hache à la main, emporté par une fureur sanguinaire.

Les choix artistiques valent le détour

Les amateurs de sensations fortes auront évidemment leur dose de kitsch à la vue d’une esthétique à la limite de la caricature nanardesque et d’acteurs à la ramasse. Pas le temps de s’ennuyer, les meurtres commis par Billy s’enchaînent en rivalisant d’ingéniosité dans leur brutalité. On se prend même à sourire en découvrant certains carnages grossiers et la passion du réalisateur pour le sang type « gelée de groseilles ». Pas de quoi se retrouver tétanisé pour les fêtes mais suffisamment pour s’acquitter d’une ultime course le soir du réveillon et tenir les enfants éloignés de toute sorte de Père Noël.

« CHROMA » – Chroniques de cinéma par Karim Debbache, « Douce nuit, sanglante nuit »

Piège de cristal (1988)

C’est Noël et John McClane, flic de New-York débarqué à Los Angeles pour y passer le réveillon avec sa femme, se retrouve au coeur d’une prise d’otage dans une tour de la ville, planifiée par une bande de criminels bien organisés. Au mauvais endroit au mauvais moment, le policier est livré à lui même et doit affronter une menace en surnombre.

Bruce Willis au sommet de son art

Monument des films d’action (pour un classement qui en manquait cruellement jusque là) pour lequel il faut saluer le travail de John McTiernan qui renouvelle profondément le genre à l’époque, délaissant l’arsenal militaire et la plastique d’un Stallone ou d’un Schwarzenegger pour un héros plus convenu et plus fin. Dans Die Hard, la réalisation nerveuse associée à la prestation mémorable de Bruce Willis crée un rythme qui ne faiblit pas et une empathie immédiate avec notre personnage principal.

Le film n’échappe cependant pas à ses clichés et reste à cet égard une figure iconique de son époque.

Joyeux Noël !

Alexandre Chabaux

Crédit photo de couverture : ???

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