Le restomod, une nouvelle manière de vivre le vintage

Auparavant considérée comme sacrilège, cette pratique venue des États-Unis devient de plus en plus populaire. Portée par des entreprises dotées d’un savoir-faire unique, le « restomod » se popularise allant même jusqu’à intéresser les constructeurs emblématiques.

vintage-bmw-motorcycle
BMW R51/2 (1950)

Le « restomod », contraction de restauration et de modernité, allie apparence vintage et mécanique remise au goût du jour. L’idéal pour profiter de son ancienne et de bénéficier du confort moderne. Cette pratique, en premier lieu utilisée sur les vieilles motos qui étaient devenues inconduisibles s’est vue appliquée aux voitures. D’abord avec les hot-rod, puis plus largement sur les muscle-car des années 60-70 (Mustang, Camaro…). Les modifications, souvent apportées par des férus de mécanique, n’étaient pas forcément qualitatives et un marché entier s’est créé. Singer Vehicle Design s’est engouffré dans cette brèche et propose aujourd’hui de véritables oeuvres d’art roulantes. Tout y passe. Sellerie, suspensions, échappement… Les possibilités sont pratiquement infinies et permettent à chaque propriétaire de bénéficier d’une Porsche type 964 unique.

Ainsi pour la modique somme de 300000$ à 500000$ vous pouvez rouler dans une voiture répondant aux exigences de sécurité actuelles, tout en profitant de la sonorité d’un flat-6 refroidi par air. Les puristes crient au scandale, mais personne, après avoir eu l’occasion de prendre le volant d’une de leurs créations, n’a jamais écrit de critiques virulentes. C’est un travail d’orfèvre qui est proposé par cette maison.

Les constructeurs comme Citroën ou même Jaguar se lance aussi dans le restomod en sortant des modèles passés propulsés par des moteurs électriques ou des solutions plus écologiques afin de profiter de l’engouement.

Les deux-roues ne sont pas en reste

À Paris, où la moto s’est révélé être un mode de déplacement rapide, quoique dangereux, de nombreux ateliers surfent sur la mode et les envies des particuliers. Finis les T-Max 500 et leur bruit si reconnaissable. Les amateurs du genre se tournent de plus en plus vers des cafe-racer, des customs, où règnent un doux parfum d’essence mélangée à de l’huile. Une histoire de se distinguer de la masse et de profiter du trajet, même dans les embouteillages. Que vous soyez plus Ducati ou Triumph, chaque moto reçoit le même traitement.

Dans une société où tout devient aseptisé, sans saveur, un retour aux sources est souvent inévitable. Le besoin de se sentir connecté à la route se traduit par l’apparition d’un nouveau savoir-faire alliant tradition et modernité. Un compromis qui a un certain prix.

Pierre Jarnoux

Photo de couverture : Porsche 911 Singer PFAFF

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