Des militants de Greenpeace réussissent à s’introduire sur un site nucléaire français

Nouvelle action coup de poing pour Greenpeace. L’organisme non gouvernemental engagée dans la préservation de l’environnement, continue ses actions contre les centrales nucléaires françaises. Dernière en date, celle de Cruas-Meysse en Ardèche.

La centrale nucléaire de Cruas-Meyesse en Ardèche, ou les militants de greenpeace n’ont eu aucune difficulté à pénétrer illégalement sur le site ©Philippe Desmazes – AFP

Mauvaise pub pour EDF. Ce matin, vers 6h20, trois équipes de l’ONG Greenpeace se sont introduites sur le site de la centrale nucléaire de Cruas-Meysse, en ardèche. En tout, 22 militants étaient réunis pour montrer à la compagnie gérante du site l’état préoccupant de cette centrale. Comme les 18 autres centrales nucléaires françaises, le vieillissement de ces infrastructures inquiètent les militants anti-nucléaire.

2 des 3 équipes ont pénétré sur le site de Cruas-Meysse à des endroits stratégiques. La première équipe s’est dirigée vers un des bâtiments accolés contre l’un des réacteurs avant d’y laisser des marques de peintures fraiches, explique nos confrères du Point. La deuxième équipe, composée de 4 personnes, s’est suspendue à un immeuble contenant les bassins de combustibles usagés. La troisième équipe c’est elle chargée, d’entrer en contact avec les gendarmes pour expliquer leur démarche.

Si les 22 militants ont été arrêtés, l’action menée satisfait Yannick Rousselet, chargé de la campagne nucléaire en France : « Nous voulons pointer du doigt les failles de sécurité des piscines d’entreposage du combustible usé, qui sont conçues comme des bâtiments classiques avec une faible résistance. Il suffirait de faire un trou pour avoir un feu de combustible » explique -t-il à l’AFP.

L’Autorité de sûreté nucléaire impuissante 

Ce n’est pas la première fois que Greenpeace entre illégalement sur des sites nucléaires français. Si la compagnie, propriétaire du site, confirme que les individus sont « restés en dehors de la zone nucléaire », EDF à d’ores et déjà annoncé qu’une plainte sera déposée : « Cette infraction au regard du code de la défense, {qui} donnera lieu au dépôt d’une plainte « .

L’autorité de sureté nucléaire ( ASN) assurait ce matin qu’aucune conséquence sur la sécurité du site n’avait été remarquée. L’organisme assure être en contact avec EDF, suivant de près l’évolution de l’état des installations de la centrale, et notamment celle de la piscine. Mais selon Yannick Rousselet, « l’ASN a confirmé que les piscines d’entreposage du combustible usé sont un vrai problème, mais elle a rappelé qu’elle n’était pas compétente sur les questions de sécurité ».

La France compte aujourd’hui 63 piscines d’entreprosage de combustible nucléaire, réparties aux quatre coins du pays. Si le rapport de Greenpeace publié le 10 octobre dernier pointe du doigt la faible sécurité des piscines d’entreposage; qui expose un peu plus les centrales nucléaires françaises aux risques d’attaques extérieures; la sécurité du site semble aussi faible que la couche séparant l’air ambiant de l’uranium dans les piscines.

Yanis Darras

Crédit photo à la Une: Lors d’une action sur le site de la centrale nucléaire de Fessenheim ©AFP PHOTO / SEBASTIEN BOZON

 

 

 

Votre commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l’aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion /  Changer )

Photo Google

Vous commentez à l’aide de votre compte Google. Déconnexion /  Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l’aide de votre compte Twitter. Déconnexion /  Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l’aide de votre compte Facebook. Déconnexion /  Changer )

Connexion à %s