Harcèlement sexuel : Internet comme arme militante

Depuis le scandale Weinstein, les femmes sont de plus en plus nombreuses à révéler enfin, sur Twitter ou Instagram, le harcèlement ou les agressions sexuelles dont elles ont été victimes. Aujourd’hui, elles n’ont plus qu’un seul souhait : agir ! 

anJpQFrAMjqjjSt-800x450-noPad
© #1femmesur2

L’affaire Weinstein a eu l’effet d’un électrochoc pour des milliers de femmes. Jusqu’à ce jour, la majorité des agressions et harcèlement sexuels ont été tus. Les messages sont maintenant clairs : il faut que cela cesse. Pour ce faire, Internet a été élu arme militante. On ne compte plus le nombre de femmes s’étant confié sur leur compte Twitter ou Instagram grâce aux Hashtags #BalanceTonPorc et #MeToo depuis l’appel de Sandra Muller le 14 octobre.

Si le scandale Weinstein à fait s’effondrer Hollywood, il a permis aux femmes de s’exprimer bras levé, révélant l’ampleur du phénomène. Parmi elles, des centaines d’actrices, de chanteuses, de journalistes qui représentent des modèles féminins puissants pour les autres femmes. Selon Marilyn Baldeck, de l’Association européenne contre les violences faites aux femmes au travail, « quand une actrice dit : ‘Moi non plus je n’ai pas su quoi faire, moi aussi je me suis tue’, c’est rassurant, cela déculpabilise. »

« Mobiliser la société »

Selon le sondage mené par YouGov pour Grazia, quasiment une femme sur cinq (17%) a déjà été victime de harcèlement au travail. En France, plus d’une femme sur 2 (53%) dit avoir été agressée ou harcelée sexuellement. Après les nombreuses déclarations qui ont fusé à la télévision ou sur les réseaux sociaux, les femmes veulent aujourd’hui agir. Particulièrement Caroline De Haas, qui a lancé une pétition samedi soir via Internet, signée à ce jour par près de 90 000 personnes.

Cette jeune femme, aussi victime d’agression sexuelle, appelle Emmanuel Macron à agir à son tour. La solution selon elle ? Mobiliser «  l’ensemble de la société autour d’un objectif commun : zéro violence sexuelle. Faire appliquer la loi, en formant les professionnel.le.s, apprendre à chaque jeune de ce pays que la violence contre les femmes n’est pas tolérable, lancer des campagnes de prévention massives pour changer les mentalités. » De nombreuses célébrités soutiennent Caroline De Haas dont Zabou Breitman, Louane Emera, Florence Foresti, Alexandra Lamy ou Agnès Jaoui, et réclament l’instauration d’un « plan d’urgence contre les violences sexuelles ». Reste à Emmanuel Macron de répondre à leur appel.

Clémence Renard

Crédit photo à la une : © AFP

Votre commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l’aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion /  Changer )

Photo Google

Vous commentez à l’aide de votre compte Google. Déconnexion /  Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l’aide de votre compte Twitter. Déconnexion /  Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l’aide de votre compte Facebook. Déconnexion /  Changer )

Connexion à %s