Sûreté nucléaire : six ans après Fukushima, le cas français en question

Des manifestations ont eu lieu dans plusieurs villes de France samedi, à l’occasion de l’anniversaire de l’accident nucléaire de Fukushima. Au centre des interrogations, la sûreté des centrales. 

Week-end de commémoration au Japon et dans le monde. Six ans jour pour jour après le tsunami qui a causé la mort de plus de 18 000 personnes, le pays a toujours du mal à se relever de cet évènement et de la catastrophe nucléaire qui a suivi. En tout, ce sont près de 123 000 individus qui ont été forcés d’évacuer la zone alentour, qui est toujours le lieu de radiations records. Une date anniversaire qui a été l’occasion, en France, pour beaucoup d’opposants d’exprimer leur inquiétude. A Paris et en province, plusieurs centaines de personnes ont défilé dans les rues pour « alerter sur les risques d’un tel accident en France « .

Des installations vieillissantes

L’événement avait fait grand bruit. Il y a quelques semaines, une explosion a eu lieu dans la zone non nucléaire de la centrale de Flamanville, dans la Manche. L’incident a été vite maitrisé et n’a fait aucun blessé, mais il a marqué l’occasion d’ouvrir une nouvelle fois le dossier de la sécurité des installations nucléaires en France.

Ce samedi à Strasbourg, ils étaient entre 400 et 500, venus de la région mais aussi d’Allemagne et de Suisse, à réclamer la fermeture définitive de la centrale nucléaire de Fessenheim. L’arrêt du site – en activité depuis 1977- était l’une des promesses de campagne de François Hollande. Il a été repoussé à 2018, après l’ouverture de l’EPR de Flamanville. Pour certains opposants, la situation de Fessenheim est symptomatique de l’état des installations françaises. Il y a trois jours, EDF a été condamné à deux amendes pour sa gestion d’un accident survenu il y a deux ans dans la plus vieille centrale de France. Le niveau d’un réservoir était alors passé sous le seuil de sureté toléré, et le réacteur n° 1 avait été mis à l’arrêt.

Une situation préoccupante pour les membres de Greenpeace, qui étaient rassemblés à Rouen.  « Il faut alerter les citoyens sur la responsabilité d’EDF à fermer les réacteurs nucléaires très endommagés pour éviter qu’un accident du type Fukushima survienne en France », a déclaré Cyrille Cormier, chargé du dossier Énergie dans l’ONG.

La proposition de sortir du nucléaire est notamment au programme de Benoit Hamon et de Jean-Luc Mélenchon. Mais il y a quelques jours, l’institut Montaigne a estimé qu’une telle mesure couterait près de 217 milliards d’euros. Il a aussi mis en garde contre la facture environnementale liée à cette opération et à la menace d’une pénurie énergétique en France.

Max Morgene

Crédit Photo à la Une : AFP

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