Donald Trump lève le voile sur sa vision de l’Europe

A l’occasion d’un double entretien accordé au journal allemand Bild et au britannique The Times, Donald Trump s’est exprimé sur sa vision de l’Europe. Surtout en mal.

Pas de trêve pour Donald Trump. Après s’être violemment attaqué aux médias la semaine dernière suite à la révélation d’un mystérieux rapport polémique et à quelques jours de son investiture, le président élu s’est prononcé ce lundi sur sa politique étrangère lors d’une interview co-réalisée par les journaux Bild et The Times. Une première donc pour le milliardaire qui ne s’était pas encore exprimé dans des médias européens depuis son élection en novembre dernier. L’occasion de s’attaquer notamment à la politique allemande sur l’accueil des réfugiés qu’il qualifie d’ « erreur catastrophique » ou à l’OTAN, organisation jugée « obsolète ». Donald Trump a par ailleurs critiqué les sanctions prises par Angela Merkel contre la Russie, suggérant plutôt d’envisager de nouveaux accords avec Moscou.

« Voyons si nous pouvons faire de bons accords avec la Russie. Je pense que l’armement nucléaire doit être très sensiblement réduit, ça en fait partie. Les sanctions font très mal à la Russie, mais je pense qu’il peut se produire quelque chose qui sera profitable à beaucoup de gens »

L’exemple du Brexit

Le président élu s’est montré beaucoup moins abrupt à l’égard du Royaume-Uni, dont il a salué l’initiative du Brexit. Une manoeuvre qui aurait permis selon lui au pays d’échapper au joug de l’Allemagne  et qui offre la possibilité d’un accord commercial entre Washington et Londres. Donald Trump a d’ailleurs invité Theresa May, la première ministre britannique, à lui rendre visite à la Maison Blanche une fois installé afin de discuter des termes de cette nouvelle alliance. Toujours selon le milliardaire, le Brexit serait le résultat de la crise migratoire qui touche l’Union Européenne et annoncerait le départ prochain d’autres pays.

« Je pense qu’elle (Angela Merkel) a fait une erreur catastrophique en prenant tous ces migrants illégaux, d’où qu’ils viennent. On ne sait même pas d’où ils viennent. Je pense qu’elle a fait une erreur catastrophique, une erreur terrible. Je crois que, si les pays européens n’avaient pas été forcés d’accueillir tous ces réfugiés, si nombreux, avec tous les problèmes que cela… implique, je pense qu’il n’y aurait pas eu de Brexit.”

Max Morgene

Crédit Photo à la Une : Bloomberg

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