Ibrahim Maalouf, l’hyperartiste

Pour fêter ses dix ans de scène, Ibrahim Maalouf a choisi de fêter cet anniversaire à Bercy le 14 décembre. L’occasion de faire un point sur la carrière de cet « hyperartiste ».

Ce sont les branches d’un même arbre, mi-chêne, mi-cèdre. Ibrahim Maalouf confronte sa trompette à la trance occidentale et au « tarab » oriental, un côté touche-à-tout qui fait son charme.

La musique particulière de Maalouf, qui brouille les frontières entre les styles musicaux, puise certainement dans son métissage: il est né à Beyrouth, en 1980.  Forcé de quitter le Liban, en pleine guerre civile, il s’installe en France avec sa famille. Son père a créé la trompette à quatre pistons pour pouvoir jouer des quarts de ton, caractéristiques de la musique orientale.

Musicien du monde

Ibrahim, à 7 ans, se met à l’instrument sous cette exigeante tutelle. Il progresse vite, dans les répertoires baroque, classique, contemporain, ou en improvisation, remporte 14 concours internationaux.

Une vie de concertiste s’ouvre à lui. Mais sa curiosité l’entraîne vers les styles populaires : dès 2002, il accompagne les chanteurs Amadou et Mariam, M, Vincent Delerm ou Arthur H.

À 26 ans, il crée son label, Mi’ster, et entame une carrière de professeur au Conservatoire régional d’Aubervilliers, tout en composant une trilogie introspective : Diasporas, Diachronism, Diagnostic.

On l’assimile au jazz. C’est en musiques du monde que son album, Illusions, lui vaut, en 2014, une « Victoire de la musique »…

« Un équilibre dans ce monde dur »

En compagnie du rappeur Oxmo Puccino, il propose encore Au pays d’Alice, poème symphonique inspiré par Lewis Carroll. Et fait album commun avec Natacha Atlas, chanteuse belge aux origines anglo-égyptiennes qui, comme lui, construit des ponts entre l’Occident et l’Orient.

« La musique est faite pour rêver, pour danser. Elle m’apporte un équilibre dans ce monde dur ».

Ce chrétien libanais se démène par toutes sortes d’initiatives, comme des ateliers de musique à Beyrouth,  pour « ne pas laisser la guerre prendre le pas sur l’art ».  Fier d’avoir joué avec Sting lors de la réouverture du Bataclan, Ibrahim Maalouf semble bien croire au pouvoir guérisseur de la musique.

Dans la famille Maalouf, Ibrahim n’est pas le seul actif: sa mère, Nada Maalouf a inauguré, mercredi 23 septembre, une école de piano à Etampes, la ville où son fils a grandi.

Réservations: rendez-vous sur le site de la FNAC. (Concert d’ores et déjà complet).

Mélissa Kalaydjian

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